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Principes de la Communication NonViolente




Photo by Image de lKetut Subiyanto
Photo by Image de lKetut Subiyanto


La Communication NonViolente a été développée dans les années 60 par le psychologue américain Marshall Rosenberg, qui en élabore les principes.


NonViolente en un seul mot pour respecter la façon dont Rosenberg l’a orthographiée.


Apparition de la Communication NonViolente


Pour comprendre les mécanismes des multiples formes de violence, Marshall Rosenberg a étudié les approches de nombreuses personnes et courants qui se sont intéressés à ce sujet et qui ont développé des formes de réponses.


Il s’est notamment plongé dans les traditions philosophiques et spirituelles, particulièrement celles qui prônent la paix, la connaissance de soi, le vivre ensemble harmonieusement : mouvement du Mahatma Gandhi, travaux du psychologue américain Carl Rogers, …


Sur la base de ces éléments il établit le processus de la CNV qu’il qualifie de « combinaison d’un langage, d’une façon de penser, et d’un savoir-faire en communication. » Il s’agit pour lui d’une méthodologie permettant de renforcer :

- Son assertivité : « comment se positionner avec clarté et vigueur, sans agressivité »

- Son empathie : « comment comprendre la position de l’autre, sans démission »

« La Communication NonViolente, c'est la combinaison d'un langage, d'une façon de penser, d'un savoir-faire en communication et de moyens d'influence qui servent mon désir de faire trois choses : – me libérer du conditionnement culturel qui est en discordance avec la manière dont je veux vivre ma vie ; – acquérir le pouvoir de me mettre en lien avec moi-même et autrui d'une façon qui me permette de donner naturellement à partir de mon cœur ; – acquérir le pouvoir de créer des structures qui soutiennent cette façon de donner. » Marshall Rosenberg

Girafe ou Chacal ?


Marshall Rosenberg a imaginé deux personnages pour illustrer sa méthode sous forme de marionnettes qui interagissent.


Le chacal représente la partie de nous qui a l’habitude de juger à tout propos, en bien ou en mal, en positif ou en négatif. La partie de nous qui interprète, qui étiquette facilement. Celle qui peut avoir tendance à manipuler émotionnellement, à culpabiliser l’autre pour obtenir ce qu’elle veut. Cette partie-là a du mal à écouter l’autre en profondeur et cherche plutôt à trouver vite des solutions de surface.

« J’en ai marre ! Tu es toujours en retard ! De toutes les façons je sais bien que ce projet tu t’en moques. C’est insupportable. Tu n’es pas là de l’avoir ta promotion. »


La girafe, avec sa tête en hauteur, est la partie de nous qui a le souci de comprendre l’autre avec empathie : elle accepte les différences, les désaccords. Elle prête attention à s’exprimer factuellement sans jugement, sincèrement, en partageant son ressenti, ses émotions et ses besoins de manière positive dans un objectif de co-construction d’une solution.


« Tu es arrivé en retard à la réunion ce matin. Je suis agacé et inquiet pour notre projet. J’ai besoin de l’investissement de chacun pour que le projet réussisse. J’aimerais entendre comment tu te sens par rapport à ça? »

Devenir girafe dans les situations de « conflit » s’apprend petit à petit, en pratiquant.



Passez en mode girafe !


Il existe 4 étapes fondamentales à suivre dans la communication violente.


1. Observation : La première étape consiste à observer la situation factuellement. Il est essentiel que vous le fassiez sans jugement, sans interprétation.

D’après Rosenberg, cette observation doit être totalement objective, liée au moment et au contexte.

Exemple : Tu es toujours en retard VS Quand les réunions démarrent à 9H, il t’arrive d’être en retard.

2. Sentiment : Que ressentez-vous dans le moment présent ? Quelle émotion cette situation fait-elle naître ?

Il est parfois difficile de déterminer ce que l’on ressent, de faire le tri entre pensées, attentes… Voici, pour vous aider, une liste des sentiments.

Exemple : Pensée : Je me sens impuissant VS Sentiment : Je suis agacé.

3. Besoin : Un sentiment, une émotion, correspond à un besoin qui n’est pas couvert. Quel est le besoin non assouvi qui a fait naître en vous cette émotion ?


Exemple : Je suis agacé BESOIN = J’ai besoin que chacun respecte les horaires

4. Demande : Proposez une façon d’avancer pour que votre besoin soit mieux satisfait et ce, dans le respect de l’autre. Pour cela, amenez une proposition concrète à votre interlocuteur. Cette demande doit respecter les critères suivants : réalisable, concrète, précise et formulée positivement. Ou ouvrez sur un échange.


Exemple : Je te propose que nous convenions d’un RDV pour fixer nos modes de travail. Ou T’est-il possible de t’organiser pour que les jours où nous avons la réunion d’équipe, tu arrives à 9H ? Ou Que penses-tu de cela ?

Entraînez-vous : avec votre conjoint(e), vos enfants, votre famille, vos amis…

Il n’est pas toujours facile dans le « feu d’un conflit » de se reconnecter à ces quatre étapes ; seule la pratique vous le permettra.

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